Le wabi-sabi ou l’art de s'aimer à l’imperfection

Le wabi-sabi ou l’art de s'aimer à l’imperfection

Le wabi-sabi, cette philosophie japonaise qui valorise l’imperfection, m’a appris une chose essentielle : la beauté n’est pas dans ce qui est parfait.

Comment j'en suis arrivée là ? Laissez moi vous expliquer.

Le Japon… tellement de choses à dire dessus.

Comme beaucoup de celles et ceux qui ont grandi dans les années 90, j’ai d’abord découvert ce pays à travers les dessins animés du matin. Puis, en grandissant, le Japon est devenu une fascination. Une envie sourde, profonde, presque viscérale de découvrir cette culture si différente.

Il m’aura fallu attendre vingt-cinq ans avant d’y mettre les pieds.
Et oui, ça peut sembler cliché, mais ce voyage m’a bouleversée.
Les paysages, les sons, la nourriture, les contrastes… tout m’a marquée.
Je savais que ce pays devait, d’une manière ou d’une autre, faire partie de ma vie.

Mais le temps a passé.
Les obligations, les enfants, le travail, la vie qui s’enchaîne.
Et peu à peu, ce rêve s’est endormi. Il restait là, tapi dans un coin de ma tête, sans que je sache comment lui redonner vie.

Et puis, il a suffi d’un détour inattendu, l’Inde, pour que tout se révèle.
C’est là-bas que j’ai découvert un livre : Wabi-sabi, The Wisdom of Imperfection de Nobuo Suzuki 

 

La découverte du Wabi-Sabi

Dès les premières lignes, j’ai su que ce livre allait laisser une trace.
Je me souviens encore de la quatrième de couverture que j’ai lue comme une révélation :

“Be the best imperfect person you can be.
In a simple and accessible style, Wabi Sabi shows us how embracing our imperfection and impermanence frees us to try to be better, in a way that re-evaluates what ‘better’ means, what really matters, and what we truly want.
 This book can help you discover that you, and your imperfect life, are so much better than you think you are, and that accepting and letting go can lead you to your best and happiest self.”

Wabi-sabi, The Wisdom of Imperfection de Nobuo Suzuki 

 

J’ai souvent essayé de reformuler cette idée à ma manière. Mais chaque fois que je relis ces lignes, je reste touchée par leur justesse.
Elles résument si simplement ce que notre époque peine à comprendre :

La perfection n’est pas un idéal, c’est une illusion.
Et vouloir la poursuivre, c’est souvent passer à côté de ce qui compte vraiment.

 

Voir la beauté autrement

Cette lecture a été une sorte de déverrouillage intérieur.

Moi qui avais toujours voulu tout maîtriser ; mon image, mon travail, ma vie de jeune maman, j’ai compris qu’à force de chercher la perfection, je m’étais coupée de l’essentiel.

La philosophie du wabi-sabi invite à voir la beauté dans ce qui est imparfait, simple et éphémère. Pas besoin de corriger, de dissimuler ou de lisser, elle nous laisse un autre choix : celui d’accueillir les choses telles qu’elles sont. 

Et depuis, c’est devenu le cœur de ma démarche artistique.
Chaque irrégularité, chaque trace laissée par la main devient une emprunte unique et précieuse. 

 

Kintara, une rencontre entre terre et philosophie

Aujourd’hui, Kintara est la rencontre de cette matière vivante et de ce besoin profond de lâcher-prise.
Chaque pièce raconte un moment, une émotion, une imperfection assumée.

C’est ma manière à moi de traduire le wabi-sabi : par la terre, la lenteur et le geste.
Rappeler que ce qui dépasse n’est pas une faute, mais une signature.

 

Floryane, Créatrice de Kintara Ceramics

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